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Un BLOG Vie Locale
du Journal SUD OUEST

LE SENTIER DE L’ÂNE
Comme un journal extime, où l’on écrira, en toute immodestie, ses appréhensions du monde, où on essaiera de faire partager les passions fixes, comme celle de la poésie, en toute fraternité

L’ÂNE | Vive la crise ( de foie) !

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Bon, tout le monde y va de son grignotis, alors, , même sur les sentiers, entre deux chardons bleus , pourquoi pas ?

Dans quelques heures, on va entrer dans la nouvelle année, au son du canon, de la sirène du SAMU, des explosifs d’ETA, et des écrabouillis de voitures dans les rues désertes de nos belles banlieues !

Ouh lala, on commence fort dans l’optimisme et le haut les cœurs ! Allez, on ne va pas faire long, de toutes façons, tout le monde en est déjà au quatrième verre de champ’, enfin, ceux qui peuvent, dans notre douce France, parce que dans les rues, ce serait plutôt une gorgée du bon vieux kil de rouge.

Allez, on efface tout et on recommence : à tous les bourricots du monde, qui marchent sans trop gémir sur des sentiers secs et pierreux, une bonne année, loin des jumelles maléfiques et des pandores enmoustachés, loin des marchands de tapis qui à défaut d’armes ou de chaussures de sport essaient de jouer la mauvaise comédie sur les écrans de la télévision publique, loin des Pancrates bronzés et des odalisques énamourées, loin des ganaches galonnées, des Ubus en uniforme chamarré, et des sicaires affûtés, allez, ne serait-ce qu’une fois, vive la crise de foie !


Je salue tous ceux avec qui je vagabonde, la petite famille de l’âne catalan, en premier lieu, bourricote, bourriquets et bourriquettes,   mes frères du Boucau, de Saint Pierre d’Irube et de Thonon, toute la famille asinesque qui trime de Cerbère à Hendaye, en passant par Bessan, Nice, Pamiers ou Juillan, sans oublier Maury, et , bien sûr, la Fidelissimma ( ça fait du monde, non ?), tous les entoileurs, entoileuses, rondineurs et rondineuses, du grand DEB à la petite mauviette, en passant par la caféine, le piquant Patrick, ciseleur hors pair de notre belle langue, le cactus et le chanteur de jazz, sans oublier la coquine, l’iguane, et la charentaise assoupie, sous le regard attentif et bienveillant de Blog Jim !

Et , vraiment, meilleurs vœux à ceux qui n’entreront jamais dans un ministère ou un palace, à ceux qui réveillonnent d’un croûton et d’un morceau de fromage, et sans aucun misérabilisme, meilleurs vœux, tout simplement, à tous les ânes, ânesses et ânons de bonne volonté ; et par dessus tout, meilleurs vœux aux trois merveilles vers qui l’âne se prosterne à chaque instant de sa petite vie.


 


Allez, on ne va pas rallonger, vous êtes déjà en retard ! Gare aux pandores à jumelles, aux ministres en goguette, aux politiciens véreux, et aux lycéens à pétards, et portez-vous bien. Quand même.

 

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L’ÂNE | De l’indécence

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Oups ! Ça commence sérieux, là, bourricot ! Tu fais dans le titrage à l’ancienne, style traité philosophique et autres joyeusetés ! Te prends-tu pour Cicéron, Sénèque ou La Boétie, alors que tu ne peux prétendre qu’à être le lointain descendant de leur âne domestique ? Bah, tant pis, il faut toujours se laisser aller à ses prurits cuistraux, c’est un ineffable délice !

Donc, de l’indécence. Dans ce temps suspendu entre les huîtres de Noël et celles de la Saint Sylvestre, le désastre continue, bien sûr. Jusqu’à quand faudra-t-il ressasser cela, les gens qui crèvent de faim et de froid, ici, dans notre douce France, à paris, Ville-Lumière, la plus belle ville du monde, comme disent les clichés les plus éculés, et parfois, à ce mot, « éculé », on a envie d’ajourer une lettre, entre le « é » et le « c », mais la décence et la retenue de bon aloi ne nous l’autorisent pas, allez.

Pas besoin d’y aller de l’antienne sur cette pauvre Afrique, sur cette malheureuse Asie. Non. C’est ici, dans la république des droits de l’homme et de ses devoirs, si vite oubliés. Certes, un jour, un savant homme m’a dit qu’il fallait faire attention, avec les devoirs, parce que tous les pouvoirs n’attendent que ça, inscrire des devoirs dans une constitution, pour s’appuyer sur cette constitution et devenir ce à quoi aspire tout pouvoir, en somme, un pouvoir autoritaire et pérenne, un Reich de mille ans, en quelque sorte, même s’il faut se garder de tout excès : n’y aurait-il pas de dictature éclairée, comme au temps des Lumières ? Allons, foutaises ! Il faut des devoirs, et des droits, indissociables, et, au moins les droits, indissolubles. Et peut-être même qu’il faut des pouvoirs, pour éviter qui sait quoi ? le retour à la jungle, à l’âge des tigres à dents de sabres, des Huns et autres hordes sauvages. Ouf ! Tiens, ce doit être la fin de l’année, on bavarde, on bavarde, et on tarde à le gribouiller, ce grignotis.

Donc, encore une fois, de l’indécence. Elle vient d’un drôle de carambolage dans les gazettes, où l’on voit Le Pancrate et l’Odalisque en maillot de bain sur des plages de sable doré au bord d’un palace de luxe et bien sûr privé et gardé par des cohortes de prétoriens armés des orteils jusqu’aux racines des cheveux. Et les Brésiliens, paraît-il, sont fous de l’Odalisque, et même qu’elle est allée dans les Favelas ! Boudiu, con, j’en ai les sabots qui tremblent d’émotion ! Quoi faire ? Dormir sous un toit de tôle, en partageant un mauvais joint, avant de rejoindre son palace édénique ? Et en même temps, dans notre bonne République, des SDF (promesses ! promesses !) crèvent de froid. Pourquoi ne pas les loger à l’Elysée ou à Matignon, puisque les résidents habituels n’y sont pas ? Et encore : toujours ces collisions abracadabrantesques de l’actualité gazetière : un jeune idéologue de l’ultra-gauche, un peu imprudent, sûrement un peu illuminé et probablement très altruiste maintenu en prison malgré l’ordonnance d’un juge qui s’appelle des libertés ( alors, à quoi il sert ?) et un vieux sicaire bientôt libéré malgré une réputation sulfureuse  et un passif pour le moins douteux. Et encore : des guérilleros, qui pourraient passer pour des pieds nickelés si ce n’était aussi tragique, qui tirent des roquettes dans leur propre camp, entraînant la mort de deux fillettes ; et les masses populaires ( fanatisées ? aliénées ? enrégimentées ?) vont-elles défiler pour réclamer vengeance, là ?

Bon. On va arrêter le grignotis. La neige recouvre la Catalogne. C’est beau, la neige, quand tu skies, que tu raquettes, que tu rentres le soir chez toi, bien au chaud, pour boire un cognac avec des amis choisis. Et puis voilà, tout le monde n’a pas cette chance, qui devrait être un droit élémentaire de la république, et la neige, alors, ça devient ce que c’est, le froid absolu, impitoyable, totalitaire et meurtrier.

Mais c’est comme ça ? Fatalitas ? Non, non, la fouquetisation trouvera son Charybde et son Scylla, comme son créateur, le très flamboyant Nicolas Fouquet ( il y aurait une étude à faire sur le prénom, Nicolas, le vainqueur des peuples, peut-être, et sur le nom, Fouquet, emblème du « bling-bling », pour reprendre une expression minable, ridicule, mais finalement, assez explicite) s’est brûlé à ses propres flammes

C’est un peu n’importe quoi, aujourd’hui, ce doit être la pluie, enfin revenue en Catalogne, et ce ciel bas et lourd qui pèse comme un couvercle, comme disait le grand Charlie. Allez, on va  boire une cervoise en regardant les gouttes d’eau tomber sur l’herbe trempe, enfin. A demain, si vous le voulez bien, et si l’âne n’a pas les sabots trop mouillés, et en attendant, portez-vous bien. Quand même.

 

 

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L’ÂNE | Noyeux Joël et meilleurs vieux

 

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Allez, on n’y coupe pas, les vœux et leur sarabande, et tous les discours sur la fameuse trêve de Noël, suivie aussitôt par la trêve des confiseurs. Dont acte.

Et pourtant…dans les années 70, et même au début des années 80 ( oui, bourricot, tu nous refais le coup de la grostalgie ? Hé bé oui, même les années Giscard, à l’aune de l’ère pancratienne et umpéteuse, deviennent des années dorées, dorées par le souvenir, sûrement…), il y avait cette espèce d’effervescence, créatrice, et pour moi qui n’étais pas encore le vieil âne blanchi sous le harnais, je me soûlais de toutes ces revues qui naissaient presque quotidiennement, dans les domaines de la création où j’essayais, tant bien que mal, de poser mes gros sabots, qui n’étaient pas encore usés par la peine, à cette époque là. Il y avait, dans le sillage de l’incandescente comète qu’a été pour  toute une génération, ACTUEL, des dizaines de fanzines, dont certains sont devenus de vraies revues et des centaines de revues, certaines éphémères comme ces beaux papillons de nuit à quoi elles ressemblaient, et belles, si belles, comme Mormoil



et Tousse-Bourrin,


dont j’ai, oui, oui, tous les numéros ( et non, non, je ne suis pas vendeur- du moins pour le moment, tant que la ruine de notre pauvre France n’est pas consommée…),



et d’autres, durables, à tel point qu’elles durent encore. On avait eu la joie et l’immense honneur, même, d’apparaître dans quelques-unes de ces revues,  allez, on peut bien le dire, maintenant, il y a prescription, Le Canard sauvage, Charlie mensuel, Circus, oui, le grand et regretté Circus,



d’autres, et puis Fluide glacial,



oui, le grand Fluide, toujours vivant, et bien, et habitant en France ! Et si mes souvenirs vieillissants restent encore bons, c’est lui, Fluide, qui avait inventé ou, du moins popularisé l’expression inversée, « Noyeux Joël », avec tout ce qu’elle comportait d’inversion, de renversement, de dérision, et de sous –entendus ( de présupposés ? Il y avait longtemps qu’on n’avait pas fait  le cuistre, sur cette toile  de rondins !).

Donc, voilà, à tous ceux qui rondinent et entoilent, à tous ceux qui déplient et déploient leurs toiles de rondins, à tous ceux qui gravent et grignotent, à Solange endormie, à l’iguane perdue, à DEB, bien sûr, qui me doit un duel au muscat, au sommet du Canigou, à la mauviette, à l’arpète, aux mille autres, au grand Blog Jim, qui sait ce que BD veut dire, à tous ceux qui tâchent d’être humbles et fraternels, de Maury à Bayonne, de Thonon à Pamiers, et de Banyuls à Nice, en passant même par Paris,  noyeux Joël,



et meilleurs vieux, comme on peut le dire tant que les prétoriens et les pandores le laissent dire. Mais on a quand même les sabots qui démangent, quand on voit que le Pancrate et l’Odalisque, ils passent leur Noël dans un hôtel de luxe à Rio, alors que la ruine, la crise, la peine  et la détresse font la sarabande dans les rues de notre douce France, que les SDF qui devaient disparaître, disaient-ils, l’umpèterie propagandiste, fanfaronne et invergogneuse, ils disparaissent bel et bien, mais de faim, de froid et de misère dans ce qu’on appelle toujours la Ville-Lumière ! Oui, on enrage, mais on n’est qu’un pauvre âne qui ne comprend rien à la finance mondiale : mais qui y comprend quelque chose, sinon pour s’en mettre plein les poches et ruiner le voisin jusqu’à l’infamie abjecte et absolue, comme ce vieux cireur de pompes qui a réussi à siphonner tous les fonds de la fondation Elie Wiesel !

Et quand on voit que le sévèrement burné à qui tous les micros, écrans et gazettes sont largement et bienveillamment ouverts aujourd’hui, il donne des leçons de morale sous couvert d’un humour de porte-avions en cale sèche, vraiment, on se dit, que même avec Giscard et son Prince polonais à la finesse de rhinocéros comme ministre d’Etat, les années 70, sûrement enjolivées par la jeunesse, le souvenir, et la créativité, elles étaient meilleures que ces années de plomb fondu qui nous engloutissent.

 Haut les cœurs, le bourricot ? Hé bé oui, pourquoi pas, haut les cœurs ! et allez, une fois encore, noyeux Joël, et portez-vous bien. Quand même.

 

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L’ÂNE | Pourquoi tant de haine ?

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Bon, les quelques rondineurs qui viennent déplier ma toile de rondins n’ignorent rien de ma traversée du désert de la Grande Toile, quand Monsieur Neuf m’a traîtreusement abandonné. Il m’a fallu un certain temps pour retrouver le gilet orange qui a permis aux sauveteurs de venir tirer l’âne des sables mouvants de l’indifférence dans lesquels il s’enlisait inexorablement.

 

Donc, à nouveau pâturant et gambadant sur les sentiers,  voilà que je me réveille en pleine guerre picrocholine, la guerre des clics ( et bien sûr, elle a été faite mille fois, alors pourquoi pas une mille et unième, des claques). Je subodorais, à gambader ainsi sur le port d’attache de la plate-forme méridionalo-occidentale, que dans toutes ces histoires de clics, il y avait quelque chose qui me dépassait ( bon, vous direz, c’est facile, de dépasser l’intelligence d’un bourricot…), et que l‘ami DEB, toujours à l’affût d’une guérilla à mener, d’un moulin à vent à attaquer ou d’une baudruche à dégonfler, il avait mené une opération audacieuse de commando pour démontrer l’inanité de la course aux clics. Et alors là, que n’a-t-il pas fait, l’artificier, le zèbre sans rayures ! Moi, franchement, ça ne m’empêche pas de digérer mes chardons.

 

Je voulais simplement rendre hommage à Blog Jim, qui n’ a pas besoin du bourricot pour se défendre, et qui a assez de sagesse et d’humour pour savoir à quoi s’en tenir, dire à DEB qu’il a sûrement bien fait, et qu’on peut passer à autre chose, et que reste l’essentiel,  le dépeçage continu et systématique des acquis de tous les combats républicains. Aujourd’hui, l’Odalisque est à Rio : dansera-t-elle nue pour le carnaval ? Oh que non, on pourrait la prendre en photo, et imprimer celle-ci sur un sac de sport ou un sac de courses  ! et alors, procès et tout le tralala, et on donne l’argent du procès évidemment gagné aux pauvres ( non : «  à des causes humanitaires », euphémique et émétique langue du bois politicard), on se donne bonne conscience, on monte dans les sondages, les SDF continuent, malgré des promesses insensées, de mourir de froid dans notre douce France, la ruine du pays n’est pas certaine, mais n’est plus improbable, le meilleur défenseur de Juju le trotsko-socialiste, c’est le porte-voix umpéteur, et embrassons-nous, Folleville.

 Alors, si vous pouvez, retrouvez-y vos ânons, et portez-vous bien. Quand même.

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L’ÂNE | Vrai ( enfin, presque…) haïku


Samedimanche. Comme toujours dans l’attente, le temps suspendu. Qui, de la Madone ou de la Dame des 35 heures ? Il faudra dire aux cagots de tous bords que, ma foi, si l’on idolâtre la Madone,  on vouerait presque  un culte de dulie à la dame des 35 heures, parce qu’enfin et quoique disent les faux dévots et tartuffes de toutes sortes, les 35 heures c’est mieux que la retraite à 70 ans et le travail dominical du faux frère  Pathelin Bertrand. Donc, on garde un morceau de toile de rondins pour reparler des socialistes, qui, même quand ils sont pires,  sont moins pires que les umpéteurs, dont on remplit patiemment le bêtisier, en attendant de le graver ( mais DEB, lui, a commencé, et ce n’est pas un bêtisier, c’est une litanie de la ruine, et à qui la doit-on, sinon – et tant pis pour ce communisme primaire !- à tous les capitalistes de tous bords, de tous acabits et de toutes obédiences ?).

Et donc, comme c’est samedimanche, que la poésie c’est une des rares choses qui restent dans les temps d’infortune, que le courage s’en nourrit, ma foi, et qu’on l’aime, la poésie, et les poètes avec, le Japon, et l’art compliqué du haïku,



en voici un d’un poète méconnu de l’île du Nord ( je ne sais jamais quelle c’est…), à peu près au temps où Louis XIV, pour mieux humilier ses courtisans, déféquait en public devant eux qui s’émerveillaient de la beauté des fèces royales.

Il a signé, ce poète vagabond et masqué, 



tantôt Nagamochi, tantôt Fukkatsu, tantôt les deux, c’est-à- dire Fukkatsu Nagamochi. J’ai trouvé un de ses recueils dans un vide grenier , entre Cerdagne et Capcir , un petit livre bien fatigué, au titre improbable, Derrière Les Chiennes.

Et voilà le haïku :

 

Alors ?  Moi, ça m’enchante et ça me plonge dans un drôle d’état, comme quand tu es un peu fatigué, un peu malade, à peine, mais tranquille, à la nuit tombante, sous la lumière douce de ton abat-jour familial, tout seul, mais les ombres autour peuplées de tes fantômes, dans ton vieux fauteuil moulé à ton corps, tu es à la fois bien et drôle, entre deux fièvres, et tu t’envoles, tu écris mentalement des poèmes sans fin aux Madones, aux odalisques et aux femmes de la rue, aux merveilles, à l’épouse cachée, peut-être même des poèmes de route, d’amitié, de compagnonnage, de refus, qui sait ?

 Et vous ?Allez, fiévreux ou pas, transi ( amoureux ?) ou pas, poètes au long cours ou pas , portez-vous bien. Quand même.

 

 

 

L’ÂNE | Pères conscrits

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Oh, trois fois rien, et comme d’habitude, toujours en courant, dépassé qu’on est par les affaires courantes elles aussi, et plus vite que jamais bourricot, fût il ( ou fusse [ j’avais écrit « fesse » : chassez le naturel…]-t-il ? vertige de la conjugaison, quand on a perdu son Bled…)de course ne pourra jamais faire . Plein les besaces de gribouillis pour grignotis, de petits fils de couleurs pour tisser ma toile de rondins, mais il se fait tard, vous connaissez la rengaine, alors on expédie les affaires courantes- ça aussi, ça rengaine, un mot tire l’autre, dirait-on…-.

Alors, le Sénat, once more again, comme on disait quand on faisait semblant d’apprendre l’anglais pour épater les filles, téléphoner à John Lennon, danser en chantant Elvis, ou , surtout, faire le mariole en se faisant passer pour l’idole absolue, Vince Taylor !



S’il y a une bande de têtes à claques, c’est bien, là dans cette gargotte de luxe, qu’elle se rassemble.

 




( tiens, ça, c’est “le déjeuner du sénateur”, en 1911…)


Toujours là quand il faut aller dans le bon sens, celui du pouvoir, de la récession, de la réaction, enfin de ce mélange indescriptible de suranné , d’immobilisme, d’inutilité pontifiante et gabegisante, et en même temps de promptitude à restaurer les privilèges des puissants. De Gaulle avait voulu le supprimer, il avait raison, et il s’y est brisé.

Et dire que le sénat, au début de Rome,



au temps de la vertueuse république, c’est un « temple de  sainteté, de majesté, de sagesse, la tête de la république, l’autel des nations, l’espoir et le refuge de tous les peuples ». et ce n’est pas Déroulède qui le dit, mais Cicéron.


Et que dire des sénateurs qui ont fondé les Etats-Unis ! géants de l’histoire et de l’humanité.
Et nous , en France, on a le sénat qu’on peut. Ou qu’on mérite. Un sénat qui nous vient en droite ligne de l’Empire, lorsqu’un gazettier qui aurait pu travailler au Canard écrit : « si l’empereur faisait un pet, le sénat dirait qu’il sent bon ». remplacez «  empereur », je ne sais pas moi, par… par « pancrate » par exemple, et demandez-vous pourquoi ça fonctionne pareil.
Et pourquoi tant de haine, bourricot ? Non, non, pas de la haine, c’est bon pour la droite, ça. Du dégoût désabusé et ricanant, dirions-nous.

Parce qu’en fin les Sénateurs


qui ont fait un drôle de coup à la dame patronnesse qui ministèrise le logement, et pas dans le bon sens des mal-logés, non, il vient de courir au secours du ministre du travail- ah ! le négrier !- et vient d’adopter la loi, ou le projet, je ne sais pas, et c’est tout comme, sur le travail jusqu’à 70 ans. Allez, encore un effort, on ira d’abord jusqu’à 80 ans , puis on fera comme pour la durée légale du temps de travail, on l’abolira, l’âge de la retraite : plus de durée légale du temps de travail, plus d’âge légal de la retraite, et vogue la galère, les sénateurs sur le pont, bronzant éventés par des odalisques nues, ( pléonasme,) et nous, le peuple, en bas, souquant comme des maudits, et coulant avec la galère – ah ! Ben-Hur ! et nous n’aurons pas de sénateur romain pédéraste pour nous adopter, nous, tout juste quelque bons petits requins pour nous boulotter tout crus.

Allez, vive le sénat, ma mère !


et  à bas le peuple, sacré nom ! salauds de pauvres, non mais ! bon, voilà, comme je vous disais, trois fois rien, un entrefilet dans les infos déroulantes d’une prétendue chaîne info, juste après le film du soir ( un bon film, tiens, 88 minutes, avec le plus grand acteur du monde , Al Pacino).allez, je vais me coucher, la paille de l’écurie est propre et chaude. Et vous, endormis ou vigilants, sénateur ou gens du peuple, ma foi , oui, , portez-vous bien. Quand même.
 

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L’ÂNE | Odalisque et vanité


 


Oui, je sais, je ressasse, je rabâche, je radote, c’est la fin de samedimanche, la journée a été pleine, Toulouse a gagné de justesse, et Sébastien Loeb  aussi mais pas de justesse, lui, et chez Drucker, l’inévitable, immarcescible, inoxydable, indétrônable Drucker, il y avait l’Odalisque.



A part Le Jour Du Seigneur et Le Journal Du Hard, quelle émission elle n’a pas faite, l’Odalisque ? Et encore, je ne suis sûr de rien, du moins pour Le Jour Du Seigneur, parce qu’elle a dû aller à la messe, de ci de là, et je suis sûr qu’on doit la trouver quelque part sur un film dans une église, une basilique, une cathédrale, une chapelle,, avec la députée de Catalogne Nord, la seule députée de Catalogne Nord, celle qui sourit plus vite que son ombre et qui est sur toutes les photos de toutes les pages de toutes les éditions du journal d’ici, on ne vous dira pas son nom, vous ne pouvez pas vous tromper, elle était même entre le pape et le Pancrate, il y a peu, quand le pape est venu voir si Lourdes jouait toujours aussi bien au rugby ( Mais oui, Benoît, les Prat ne jouent plus, Lourdes n’est pas dans le Top 14, mais enfin ils continuent à jouer au rugby, et puis ils restent une légende, autant que Bernadette, et d’ailleurs je crois que tu as atterri sur le stade, non, à Lourdes? Comme quoi, tu sais où sont les légendes, au bord du Gave, entre Massabielle et Pic du Ger ! ).
C’est du matraquage, ou je ne m’y connais pas. Les immortelles chansons de l’odalisque pendant que le monde est en train de sombrer, pourquoi pas ? D’ici à ce que la Renarde Argentée nous la joue Sœur Sourire, il n’y a que l’espace d’un fil de guitare…
Pendant ce temps, les banques…mais on reparlera des banques, des assurances, de leurs présidents qui ont des noms de bouton pression, du prix de l’essence, et tout le cetera…
Et décidément, rien ne surpasse l’ecclésiaste, assénant son « vanitas vanitatum et omnia vanitas » :



qu’est ce donc d’autre que ces apparitions éthérées d’une odalisque susurrante ? et qu’est ce donc que ces entoileurs de rondins qui gravent sur leur TDR leur « graphique » du moi(s) : regardez-moi, je suis tout beau, j’ai eu tant de millions de clics ce mois-ci ! Et toi, l’âne, tu y échappes , à ça ? Qui sait ? Qui peut dire qu’il ne regarde pas combien de visiteurs sont venus dérouler sa toile ? Mais de là à graver des graphiques ! Par le grand Jumart, ce n’est pas un concours, il n’y a rien à gagner, sinon un peu de ridicule et beaucoup de compassion ! Ou alors, un concours de vanité(s) ! Je m’introspecte, cependant, sur ce prurit rondineur, et m’instrospectant, je vous considère : en attendant lundi, s’il advient, ou  la fin des temps, si elle est proche, portez-vous bien. Quand même.
 
 
 

L’ÂNE | Couches-culottes, pique-nique, bisous bisous et affaires d’Etat


  
 
Nana est de retour. D’ailleurs, elle n’était pas vraiment partie ! Toujours souriante, toujours pimpante, toujours hurlante, toujours si séduisante pour l’âne décidément définitivement bâté que je suis. Elle a fait, au début de l’été, l’article pour sa copine en chef, l’Odalisque, et ses chansonnettes en midinette acidulée ! Comme quoi, elle sait tout faire, Nana, de ministre à harengère ( c’ est comme ça qu’on appelle celle qui harangue la foule, non ?)


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Et puis là, c’est la rentrée, alors elle rentre : elle veut créer, ni plus ni moins une police de la grande toile. Quelque chose comme Minority Report à la mode murène. Pourquoi pas ? Il se grave tellement d’inepties sur la grande toile, et il y a tellement de vanités exhibées sur les infinies toiles de rondins. Alors, oui ! Vive la police entoilée ! On arrêtera les exhibitionnistes qui se laissent prendre en photo en train de se faire des baisers sucrés/sacrés sur une petite barque ( tiens, je crois avoir vu une photo du Pancrate et de l’Odalisque, ces jours-ci, dans la grande gazette pipolette : baiser volé, photo volée ?) ! Attentat à la pudeur des murènes ?)
Et alors, avec le clonage, tout ça peut être merveilleux ! Clonez Robocop, clonez un CRS de base, et hop, jetez tous les nains de jardin, ou légalisez son front de libération et remplacez lesdits nains par le clone pandoresque, un devant chaque écran d’ordinateur avec la baguette magique, vous savez celle dont ils se servent parfois, les pandores, pour donner une  petite décharge à quelques impétrants récalcitrants qui n’obtempèrent point avec assez de célérité aux injonctions de la maréchaussée.
Allez, vive Nana, qui a toujours une invention rigolote en réserve !
Et puis, le monde comme il va ! Aujourd’hui, l’analyse politique, voire géopolitique, c’est couches-culottes, cigognes
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et recherche en paternité !
La gardeuse de sceau attend, comme on dit dans les gazettes, un heureux événement ! Et de qui ? clystère et baba au rhum, comme écrivait je ne sais plus qui ( Goscinny ?). Et la belle affaire ! La gardeuse de sceau va garder son enfant, et peut-être cela changera-t-il le cours de la justice en France ? Quelle misère ! Et on suppute sur le nom du père, qu’on ne peut révéler sous peine de poursuite infernale ! Alors les supputations vont bon train, voire Trans-Europ-express, puisque sont cités des putatifs étonnants d’un grand homme politique d’au-delà des Pyrénées ( et l’amour serait sans frontières…) à un humoriste cosmopolite ne passant par des PDG tout autant flamboyants que multinationaux ! Ah l’insupportable énigme ! Alors, que deviennent les pauvres bidasses français qui servent de cible à des fanatiques surarmés au-delà de la passe de Khyber ? Que deviennent les suppressions de postes de fonctionnaires, les classes sans profs, les élèves dans la rue ? Ah, si, il y a autre chose, la partie de jardin chez le comique troupier qui nous fit tant rire dans les Bronzés : Quelques rebelles corses ( pléonasme) se sont invités dans son jardin et l’ont occupé une heure ; et là, on a droit à autant de versions qu’il l y a de variantes de la légende d’Arthur et des chevaliers de la Table ronde ! Enfin, quoiqu’il en soit, le chef pandore de l’île a été proprement tancé et viré ( enfin, muté) pour crime de lèse-pancratie, puisque nul ne l’ignore Jacquouille est un ami proche du Pancrate ! et tant d’autres joyeusetés.
Même l’Odalisque serait dans une heureuse attente, dit-on ! c’est peut-être ça , l’une des nouveautés de la pancratie, le passage de l’actualité politique et morale des pages des grands journaux ou des revues de prestige dans les gazettes pipolettes : Pour simplifier, c’est comme si Les Temps Modernes, de Sartre, Beauvoir ( et Jeanson, DEB, je n’oublie pas) avait un supplément photo couleur du style «  les dernières nouvelles des pipeules, de Saint Moritz à Saint tropez », ou mieux encore, fusionnaient avec un collègue, pour devenir - et succès assuré-  Les Temps Modernes de Gala, ou Voici les temps modernes, ou Holà ! Les temps Modernes !
 Ça a de l’allure, non ? Allez, le feuilleton continuera ( c’est d’ailleurs son principe). Et d’un épisode à l’autre, portez-vous bien. Quand même.…
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L’âne | COUPLE LASCIF


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Bon, c’est dimanche, le soleil est revenu en catalogne, les montagnes sont toujours là, poutine annexe la Géorgie sous le regard attendri de l’orchestre des nations, phelps a gagné sa huitième médaille d’or, un jamaïcain presque inconnu a survolé le 100 mètres, et le peuple continue à tirer la langue pendant que le pancrate invite à bouffer ( gavons-nous aux frais de la république, on le sait, elle est bonne fille !) son prédécesseur au cap nègre, dans un petit cabanon rustique sur les bords de la méditerranée appartenant à la famille de l’odalisque. Dormez, braves gens, tout va bien. On vient d’augmenter les tarifs du gaz et de l’électricité, un peu plus que l’inflation, mais ça, on s’y attendait, depuis que quelques innocents et vertueux ministres avaient justement dit le contraire, que ça n’augmenterait pas, et surtout pas pendant l’été, enfin, laissons nos citoyens profiter, il sera bien assez temps de leur tondre la laine sur le dos à la rentrée, et l’homme de sable fourbit ses pelles et ses râteaux en prévision.
Alors, voilà, un court moment, on se laisse porter par sa concupiscence ( eh oui, j’adore ce vocable qui fait hurler les puritains et  saliver les confesseurs), on se répète, même, vieux libidineux que l’on est ( et j’adore aussi cet autre vocable, e t j’ai assez dit que leur enchaînement formait le syntagme ( ah, oui, n’oublions pas le cuistre !) le plus obscène de la langue française, « libidineux concupiscent »), et on grave à nouveau, sans autre raison – mais qui sait vraiment ? - que la fascination qu’elle exerce, cette gravure d’un sublime artiste de jadis,  une eau-forte datant quand même de 1529, de Hans sebald beham, que l’on a trouvée au hasard de ses lectures, lorsqu’on lisait une revue consacrée à un autre grand érotomane, pascal quignard, et ce n’est pas un hasard si la gravure, son titre c’est le couple lascif, l’enfant et la mort :



Tant de choses à dire sur ce triptyque, et on y reviendra, ce soir, demain, les autres jours, mais voilà, on est dans la torpeur des jeux olympiques, on continue à bombarder la Géorgie, à écraser le Tibet, à mettre à mort des taureaux, et pour supporter cela, - mais non, ça reste toujours insupportable !- il y a ces artistes qui savent graver tout ce qu’est notre monde. Allez, regardez, admirez, méditez, et portez-vous bien. Quand même.
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L’âne | EPIPHANIE DU VIDE

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Bien sûr, c’est l’été, le moment du rien, ce temps suspendu où même les gazettes les plus sérieuses, sinon les plus graves, ne savent plus comment remplir leurs pages, quand elles ont épuisé tout l’arsenal des jeux, des quizz ( je n’ai jamais su ce que ça voulait dire, quelque chose qui tient du « qui », du « bizness », du « bise », de « quand la bise fut venue », ou de « grosses bises »?), des recettes de cuisine, des chambres d’hôte et de je ne sais quoi ( ah, Jankélévitch, depuis ton sublime livre, que de facilités nous a-t-il permises!). Même Marianne s’y met, en faisant dans l’uchronie désastreuse, ou au moins décevante- si Napoléon avait perdu à Austerlitz, par exemple: et pourquoi pas s’il avait réussi sa conquête( vraiment? Conquête?) de l’Espagne,? Ou si la Russie s’était rallié à sa redingote grise? Ou si Waterloo avait vu Grouchy arriver et non Blücher? Et si les anglais avaient gagné la guerre de Cent ans: après tout, Plantagenêt était autant de France que Valois, non?- ou dans les familles de pensée, ou dans les grands journalistes de l’étranger qui jugent notre pays, et partant, notre Pancrate, et partant notre pancratie - les Italiens, par exemple: pourquoi eux? Ils n’en ont pas assez avec leur Cavaleur Cavalier au nom prédestiné, lui qui donne la berlue à la démocratie, sans parler de la république, qui, elle, n’en peut mais, depuis longtemps déjà!- qui pourtant n’a pas besoin d’être jugée pour être déjugée ( je ne pouvais pas la manquer, celle-là! On développera peut-être une autre fois; mais on suggère qu’on est quand même languissant d’un gouvernement des juges, finalement, s’ils ne sont pas tous de Fouquier-Tinville, mais, par exemple, des Baltasar Garzon…).
Mais le vide absolu, triomphal, abyssal, épiphanique, métaphysique, ontologique - n’abuse pas des adjectifs, me serinait un de mes vieux maîtres: il a toujours raison, et moi j’ai souvent tort!-pour moi, tout bête bourricot, il est effleuré, sinon atteint par ces héritières vaporeuses et évaporées, qui n’ont eu que le travail de naître, et s’appliquent depuis à démontrer leur inanité radieuse et , c’est le moins qu’on puisse dire, photogénique, puisque on les voit partout, des gazettes pipolettes, bien sûr, aux autres, les sérieuses, et donc même dans ce Marianne qui m’accompagne dans ma petite course de vacancier paresseux, oisif et en souffrance d’Aristide-Désiré-Sosthène-Léonce!
Et à ce jeu, elles sont trois, comme une Trinité à la fois triste et monstrueuse, Paris Hilton,
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Nicole Ritchie et Victoria Beckam! Phénomènes d’admirables monstrations, elles sont partout, elles et leur œuvre pleine de vide, avec leurs lunettes en forme de hublot de sous-marin atomique, leur coiffures innommables et leur garde-robe ( et le mot est presque une antithèse, parce que de robe, il y a plus l’ombre que la chose, mais après tout, ne chassons pas le naturel!), leur activité qui n’est ni faste ni néfaste, mais qui est là aussi le comble du vide, le faire du ne rien faire, l’épiphanie de l’apparence, et ça va jusqu’à « faire » des disques - bon, l’Odalisque aussi s’y est risquée, et on a sorti l’armement nucléaire pour le promouvoir, ledit disque-, faire semblant de participer à des œuvres ( le sens du mot leur est inconnu) caritatives, ou, et c’est le comble - je ne parle pas du chaud-ping: là, la concurrence est sévère, dans l’occupation du vide!-, écrire un livre sur sa vie, cette vie faite de la vanité et la vacuité portées, finalement, au rang  d’œuvres d’art; et en plus, de ce vide écrit, en tirer un scénario pour en faire un film, du vide filmé: ne serait-ce pas le comble aussi de l’avant-gardisme?
Et y succomberai-je, moi qui grave sur mon grignotis un daguerréotype de la championne toutes catégories,
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dont la dénomination ( prénom et nom) est un phénomène oulipien, qui joint la plus belle capitale du monde, tout en monuments immobiles et somptueux et les plus beaux palaces de ce même monde, où le vide et le plein voisinent dans l‘insignifiance ? Mais c’est l’été, la montagne est belle, et propice à l’indulgence, même plénière… Alors, on va peut-être repartir pour quelques jours sur les hauteurs cerdanes - eh oui! Et toujours en souffrance d’Aristide-Désiré!-. Et vous? En vacances ( tiens, on glosera sur ce mot, une fois prochaine…)? Avec ou sans Paris? A la belle étoile ou dans un Hilton? Quoiqu’il en soit, portez-vous bien. Quand même.

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10 août 2008 - 5 commentaires
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