L’ÂNE | banquier mon ami
J’ai la flemme. Ce doit être le temps, l’hiver, la neige en Cerdagne, et pas très loin, les cadeaux de Noël, Dan Carter, Rama Yade, Amaury Leveaux, Largo Winch, les abrutis d’Eco-emballages, les escrocs de cette boîte américaine qui a dépensé plusieurs milliards, comme ça, pour le « fun », il faudrait revenir là-dessus, bien sûr, et aussi sur le doute, les interrogations, est-ce que tu continues à la tricoter, ta toile de rondins, et jusqu’où, et pourquoi …
Et puis tu es toujours coupé de la Grande Toile, tu cherches des hébergements de fortune, que tu trouves, d’ailleurs, mais enfin, ce n’est pas toujours facile, il faut galoper, d’une prairie à l’autre, il fait froid, et c’est encombré. Bon, on fait tout ce qu’on peut, les oranges seront mûres samedi prochain, en principe, et en attendant, dans le maelstrom des mauvaises nouvelles, on ne résiste pas au plaisir de graver quelques phrase d’un grand homme d’Etat, d’un grand homme tout court, Thomas Jefferson,

qui écrivait ceci en 1802 :
« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d’abord par l’inflation, ensuite par la récession, jusqu’au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis”
Remplacez « américain » par français, andorran, serbe ou burkinabé, c’est pareil, les banques se ruinent,

les Etats les renflouent, elles se reruinent, les Etats les rerenflouent, c’est un vice sans fin, et nous, le peuple, bien sûr, gros jean comme devant. Et en plus c’est un banquier, un banquier pour qui on a la plus grande affection, non, pas la plus grande, toute l’affection du monde, et qui vous le rend bien, et que l’on embrasse, qui vous confie les propos du grand américain.
Que dire de plus ? Allez, on va sauter un peu de toile de rondins en toile de rondins, on suggère à Rama Yade de passer au Parti Communiste, elle est quand même plus glamour que Marie-Georges, que l’on respecte infiniment, mais tout de même… et les adhésions , sûrement, se multiplieraient, ne serait-ce que pour partager le jambon-beure et le coup de rouge avec la si belle personne que le french doctor a taclée si irrégulièrement.

Tiens, et Nana, au fait, il y a longtemps qu’on n’a pas parlé de Nana…

Elle va bien ? Elle passe à gauche, aussi, ma jolie poissonnière blonde (j’adore le poisson…) ?

Allez, c’est un grignotis de Noël, il y en aura d’autres comme ça d’ici la saint Sylvestre, si le monde continue à tourner. On parie ? Et donc, en attendant la fin du monde, mais lointaine, hein !, portez-vous bien. Quand même.


























