L’ÂNE | Vrai ( enfin, presque…) haïku
Samedimanche. Comme toujours dans l’attente, le temps suspendu.
Qui, de la Madone ou de la Dame des 35 heures ? Il faudra dire aux cagots
de tous bords que, ma foi, si l’on idolâtre la Madone, on vouerait presque un culte de dulie à la dame des 35 heures,
parce qu’enfin et quoique disent les faux dévots et tartuffes de toutes sortes,
les 35 heures c’est mieux que la retraite à 70 ans et le travail dominical du
faux frère Pathelin Bertrand. Donc, on
garde un morceau de toile de rondins pour reparler des socialistes, qui, même
quand ils sont pires, sont moins pires
que les umpéteurs, dont on remplit patiemment le bêtisier, en attendant de le
graver ( mais DEB, lui, a commencé, et ce n’est pas un bêtisier, c’est une litanie
de la ruine, et à qui la doit-on, sinon – et tant pis pour ce communisme
primaire !- à tous les capitalistes de tous bords, de tous acabits et de
toutes obédiences ?).
Et donc, comme c’est samedimanche, que la poésie c’est une des
rares choses qui restent dans les temps d’infortune, que le courage s’en
nourrit, ma foi, et qu’on l’aime, la poésie, et les poètes avec, le Japon, et
l’art compliqué du haïku,

en voici un d’un poète méconnu de l’île du Nord ( je
ne sais jamais quelle c’est…), à peu près au temps où Louis XIV, pour mieux
humilier ses courtisans, déféquait en public devant eux qui s’émerveillaient de
la beauté des fèces royales.
Il a signé, ce poète vagabond et masqué,

tantôt Nagamochi, tantôt Fukkatsu,
tantôt les deux, c’est-à- dire Fukkatsu Nagamochi. J’ai trouvé un de ses
recueils dans un vide grenier , entre Cerdagne et Capcir , un petit livre bien
fatigué, au titre improbable, Derrière Les Chiennes.
Et voilà le haïku :

Alors ? Moi, ça m’enchante et ça me plonge dans un
drôle d’état, comme quand tu es un peu fatigué, un peu malade, à peine, mais
tranquille, à la nuit tombante, sous la lumière douce de ton abat-jour
familial, tout seul, mais les ombres autour peuplées de tes fantômes, dans ton
vieux fauteuil moulé à ton corps, tu es à la fois bien et drôle, entre deux
fièvres, et tu t’envoles, tu écris mentalement des poèmes sans fin aux Madones,
aux odalisques et aux femmes de la rue, aux merveilles, à l’épouse cachée,
peut-être même des poèmes de route, d’amitié, de compagnonnage, de refus, qui
sait ?
Et vous ?Allez,
fiévreux ou pas, transi ( amoureux ?) ou pas, poètes au long cours ou pas
, portez-vous bien. Quand même.



petitemauve dit :
eh beau-dais il est passé où ton aïe-coucou ?
ou c’est à l’encre sympathique ?
mais sur écran je sais pas lire comme ça, moi…
il est parti derrière les chiennes…
(bizarre titre pour un poète japonais, mais… ?)
petitemauve dit :
ok le v’là
eh bien ça valait la peine
le titre du recueil non, le poème oui !!!!
superbe
et
dépouillé…
angoustrine dit :
même au Japon, il y a des chiennes, ma mauviette, et de grande lice…
petitemauve dit :
et tu sais que là ba les chiens on les mange ?!
pas trouvé sur google ton poète mais vais re-chercher
les renardes c’est encore mieux en Chine et au japon beau-dais, ah ! l’érotique chinoise mmmmmmmmmmmm
du grand art et raffiné !
angoustrine dit :
pas la Chine, pas encore…je cherche, et je trouve…on mange les chiens, et on court derrière les chiennes, qui sait? en Chine…mais pas vraiment au Japon, ou je me suis bien trompé…
Caféine dit :
“déféquait en public”, un blogger est aussi nommé dhiariste. Qui osera montrer ses fesses?
coquelinette dit :
Décidemment, on parle beaucoup de la Chine en ce moment sur la plate-forme…aïe-culs chez l’âne, Chine chez LASSERPE, et défécation (oh, pardon !) chez Coquelinette…à croire que nous nous sommes concertés ! Mais non !
coquelinette dit :
Bien que les aïe-culs se soit japonais…
angoustrine dit :
je ne comprends pas tout…
coquelinette dit :
Mais comment ai-je écrit ce “ce soit”…Honte sur moi !
angoustrine dit :
je comprends mieux. La cuistrerie, tu sais, ça ne te lâche jamais, c’est comme la gale. BQM.