L’âne | MONTAGNES RÉGALÉES
Eh oui, c’est le temps de la transhumance, pour les ânes comme pour les bêtes à poil et à cornes. Donc, on monte quelques jours sur les hauteurs cerdanes,

dans ces montagnes immortelles ( bon, d’accord, banalité de comice agricole !) chantées par des générations de pyrénéens et de catalans, en particulier ( tiens, allez voir, pour les amateurs de cuistrerie, Jacint Verdaguer, monument de la poésie catalane, et son poème-fleuve Canigo – et les avis divergent à ce propos…-).

Alors, on va un peu laisser reposer la toile de rondins, faire quelques esquisses entre deux balades ( ou ballades ?), méditer sur l’incommensurable folie des hommes ( mais oui, mais oui !), pester contre la droite éternelle qui gouvernemente un pays avec des réflexes d’enfant gâté en fin de maternelle ( « c’est pas moi, Monsieur, c’est lui ! »), enrager contre le massacre incessant des innocents, vénérer les anges terrestres, comme Aun Sang Su Kyi, et vous dire à bientôt, parce que là où l’on va, on ne sera pas en compagnie d’Aristide-Désiré-Sosthène-Léonce !
Et pour vous donner l’eau ( ou le vin) à la bouche, on ajoute aux daguerréotypes de nos montagnes régalées le tableau d’un peintre hélas trop méconnu, Combas, et ça s’appelle Bacchanales avec gros Bacchus : pourrons-nous encore les fêter longtemps ?

Allez, si tout va bien, on reviendra pour la Sainte Juliette : normal pour un impénitent Roméo ; et donc, portez-vous bien. Quand même.


iguane dit :
Elles sont bien belles tes montagnes cerdanes, bon repos, et à la ste Juliette donc “Roméo grandes oreilles et quatre fers” sur nos sentiers entoilés de rondins
angoustrine dit :
bon, c’est la sainte Marthe, je fais un petit aller retour et je remonte en Cerdagne, jusqu’à la Transfiguration, et ce n’est pas volontaire!