L’âne | LES FEMMES SONT DES HOMMES POLITIQUES COMME LES AUTRES
J’ en suis encore tout chose ! Tant et si bien que je n’ai pas eu le cœur à me mettre au tissage de ma toile de rondins, hier, et pourtant c’était la sainte Amandine, la fête de tous les amendements. Mais j’ai la pensée insidieuse que certains et certaines ne s’amenderont jamais, surtout chez nos amis les zélites, et en particulier chez la gent politique, surtout quand elle est droitière, cette gent politique, et plus particulièrement umpéteuse. Je n’y puis pour (presque) rien, ce sont eux qui assurent et qui fournissent ; je ne suis pas assez historien, mais on est sous Guizot, non ?
Et donc, chez nos zélites-zélotes ( vous savez, les patriques-patroques), il y a des femmes , eh oui. La moitié du ciel, comme disent les poètes chinois ( non, pas la gérontocratie arc-boutée au pouvoir sur la grande muraille !). « L’avenir de l’homme », comme l’a écrit l’un des plus grands poètes du vingtième passé, Aragon, stalinien bon teint, certes, mais immense poète, mais oui, mais oui, peut-être le plus grand de son temps, avec l’autre stalinien mort trop tôt pour voir la chute de ce stalinisme, Eugène Grindel, qui signait, comme on sait , Paul Eluard. Alors, ces dames de la haute, côté umpéteur, elles se sont trouvé un punching-ball de choix, et entre dames de compagnie, on arrive toujours à bien s’entrevenimer, c’est la Madone.

Allez, vous pestez d’avance, encore elle, mais petit âne, c’est une cruche, et patati et patata. Hé bé non, je n’y arrive pas ; c’est sans doute du fétichisme bourricot, mais la Madone reste la Madone. Alors, on l’a pour une énième fois cambriolée, à la Madone. Et comme elle n’a , elle non plus, pas sa langue dans la poche, elle a balancé, peut-être- qui sait,- un peu trop, et peut-être même à tort et à travers, en accusant plus ou moins le pouvoir, donc la Pancratie, donc l’umpèterie. Sans preuves. ( Mais est-ce impossible ? Il y a toujours des officines clandestines zélées qui vont au-delà des désirs de leurs maîtres, et interprètent de vagues rêves malains vite enfuis comme des ordres impératifs : les barbouzes, ils ont bien existé, non ? Et le Général, dans sa grandeur, les ignorait.) D’où la montée au filet, non, au front, avec les canons de 75, des dames ci-devantes, ma blonde préférée, Nana la murène,

et une nouvelle venue dans le concert des crocodiles, la porte-parole umpéteuse, Chantal Brunel, très piquant brune,

que d’aucuns – mais pas moi !- disent être une Thatcher française en plus rigolo ( c’est possible, ça ?). et voilà ce que donnent les canonnades : notre Nana parle , à propos de Ségo, de « degré poubelle de la politique » ( elle a lu Roland Barthes, Nana ?), et ajoute que ladite Madone passe par « les égouts » : qu’en termes choisis ces choses là sont dites ! et la brune piquante qui porte la voix de droite, elle y va de sa petite perfidie, en proférant que « la seule chose qu’on ne peut pas voler, chez Ségolène, c’est son programme, puisqu’elle n’en a pas ! » A tout prendre, je préfère cette absence de programme, si tant est que cela fût vrai, que le programme louis-philippard de récession nationale actuellement en vigueur( et le mot est approprié). Si l’on ajoute que Nana, jamais en reste de poésie, a contribué encore au florilège en disant que « Ségolène Royal est une entreprise de démolition - ou de destruction, selon les versions- à elle toute seule », on voit ce que les dames apportent de sensible, d’élégant, de tendre, d’affectif à la vie politique. On en redemande, n’est-ce pas ? Comme quoi, les femmes politiques sont des hommes politiques comme les autres. Et malgré tout ça, femme ou homme, politique ou non, portez-vous bien. Quand même


ariane dit :
Et pourquoi voudrais-tu qu’il en soit autrement? Ta murène préférée te déçoit? Mais c’est la guerre, petit âne! On ne te l’avait pas dit? BQM.
angoustrine dit :
as-tu oublié que je ne suis qu’un faible bourricot? BQM.